Dans les années 1900 et jusqu'en Septembre 1944

au HAVRE,  

rues et maisons étaient comme celles-ci.

Elles sont aujourd'hui disparues :

Page 31 Le Havre dans les années 1900

Le 13 septembre 1944, le capitaine britannique Martin Lindsay note dans son journal :

« Hier soir, je suis allé faire un tour au Havre où quelques tireurs isolés font encore le coup de feu sur le port. Le centre de la ville et les faubourgs paraissent n’avoir pas été trop endommagés, mais la presque totalité du port a été écrasée sous les bombes. Tous les restaurants et cafés sont fermés et je ne puis m’empêcher de constater que les Français sont plutôt frais à notre égard. Nous n’aurions jamais dû permettre le bombardement d’une partie de la ville qui eut pour conséquence de faire cesser la vie dans ce qu’il en reste… Cela nous a rendus très impopulaires. Nous n’avons pas été accueillis ici avec l’enthousiasme qui nous attendait ailleurs. Et quand Ewen (l’un de ses camarades de combat) chercha à savoir si l’on pourrait organiser un bal pour les officiers, on lui répondit que la ville entière était en deuil et qu’ils (les Français) ne voulaient pas s’en occuper. »

Après la destruction de la ville sous les bombardements alliés,

et sous la conduite d'Auguste PERRET,

Le HAVRE devient une ville neuve :

Ci-dessous, l'Avenue Foch (l'une des avenues les plus larges d'Europe)

et la Porte Océane.

1954, l'avenue Foch vient tout juste d'être livrée !

Auguste PERRET disait en Octobre 1945 " Ce que je veux, c'est faire quelque chose de neuf et de durable"

Page 32 Le Havre Avenue Foch et Porte Océane année 1954

Mais où vivaient les sinistrés du Havre dans les années 1945 à 1964 pendant la reconstruction ?

Dans des cités provisoires construites à la hâte un peu partout dans différents quartiers de la ville.

Une de ces cités s'est implantée dans la forêt de Montgeon :

"Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le bois de Montgeon à été transformé à la hâte en cité provisoire pour les sinistrés havrais. Cette cité constituée de préfabriqués à été aménagée dans l'ancien camp de transit de l'armée américaine, le camp "Herbert Tareyton". De 1946 à 1964, la cité Montgeon à abrité pas moins de 6000 familles issues des quartiers d'Aplemont, Notre-Dame, Saint-FrançoisSaint-François, Graville, Bléville, Saint Vincent, tous sinistrés par les bombardements...

Page 33 Cité provisoire de Montgeon le Havre 1946 à 1964

...Cette cité provisoire de la fôrêt de Montgeon était une véritable petite ville dans la ville avec ses écoles, son cinéma (le Kursall), sa mairie annexe, son église (St Christophe de la Forêt), ses commerces, ses lignes de bus, ses services en tous genres." * 

*http://lehavrephoto.canalblog.com/archives/2009/04/26/13524261.html

Page 34 Cité provisoire de Montgeon 1946 à 1964

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